Mon navigateur a planté, et j'ai perdu ce que j'avais écris. Hmmmfff, non mais c'est frustrant. Surtout que je suis trop lâche pour recommencer, du moins tout de suite, j'ai d'autres choses à faire. En fait, j'avais commencé à répondre au questionnaire sur les chansons qu'il y a sur le blogue de mon amie Catherine. Considérant que j'adore la musique, je ne pouvais pas passer à côté de ça. En tout cas, j'y reviendrai plus tard.
25 novembre 2005
Conversation de touristes à Paris
Dans un café bondé de Paris, seul à sa table, un touriste déguste une crème caramel. Soudain, un autre touriste s' approche de lui:
-Est-ce que pouvoir m'asseoir ici ?
-Pas de problème...
-Merci, vous être gentil...
-Vous êtes en vacances?
-Oui, moi arrivé hier...
-Vous venez de quel pays?
-De Norvège. Et vous?
-Du Québec.
-Québec? Moi pas connaître...
-Ben, je viens du Canada...
-Ah! Canada! Ça connaître! Mais pourquoi avoir dit que vous venir du Québec?
-Parce que je viens d'abord du Québec!
-Ah, vous être né au Québec et avoir immigré au Canada....
-Non, moi être né au Québec pis être resté au Québec...
-Ah, votre père vient du Canada?
-Non, mon père, ma mère, ma femme, mon chien, tout le monde vient du Québec....
-Alors pourquoi avoir dit Canada?
-Parce que vous saviez pas c'était quoi le Québec, saint-crème!
-Mais si vous pas avoir su c'était quoi Norvège, moi pas vous avoir dit que mon pays être Japon...
-Le Canada, c'est pas le Japon. Le Canada, c'est mon pays.
-Ah, votre pays plus être Québec?....
-Mon pays, c'est le Québec. Mais mon pays, ça peut aussi être le Canada, si la personne à qui je parle sait pas c'est quoi le Québec...
-Moi pas comprendre...
-Regarde, c'est simple: Je viens de la province de Québec dans le pays du Canada.
-Ah! Mais moi pas avoir demandé de quelle province vous venez, mais de quel pays... Moi venir de région Lofoten en Norvège, mais avoir répondu Norvège quand vous avoir demandé de quel pays je venais...
-Je l'sais, j'suis pas con! Mais moi, quand on me demande de quel pays je viens, je réponds le Québec! Même si c'est le nom de ma province. Pour moi, c'est comme mon pays.
-Oh! Moi comprendre. Vous être séparatiste. Vouloir que votre province du Québec devienne votre pays...
-Es-tu fou? Je veux rien savoir de ça!
-Moi pus comprendre...
-C'est simple! Tu m'as demandé de quel pays je viens, j'ai répondu le Québec, parce que le Québec c'est mon pays, mais je veux pas que ce le soit vraiment, parce que ce serait trop de trouble. Je veux juste pouvoir le dire. Faque je peux-tu le dire?
-Moi tout mêlé. Toi avoir passeport de quel pays: Québec ou Canada?
-CANADA!
-Alors pourquoi toi pas avoir répondu tout de suite Canada?
-Parce que ça me tente pas. Pour moi, le Canada, c'est Anne Murray, le Stampede, la police à cheval, Toronto, le SRAS, et c'est pas chez nous tout ça. Chez nous, c'est Séraphin Poudrier, La P'tite Vie, Félix Leclerc, La Poune, Les Canadiens, Les Bougons... Tu comprends-tu???
-De moins en moins...
-Regarde, on va oublier ça. Pose-moi une autre question.
-De quelle ville tu viens?
-Euh... Ben là, je l'sais pus...
-Toi pas savoir c'est quoi ta ville?
-Oui, je sais c'est quoi ma ville. Mais ma ville, c'était une ville qui a fusionné avec une autre ville mais qui, là, va peut-être défusionner avec la ville qui serait censée être devenue ma ville...
-Toi pas évident! Quand toi écrire ton adresse, toi écrire quoi?
-Je le sais pus non plus. Avant, j'écrivais Hull, mais Hull est devenue Gatineau, mais y nous ont dit d'attendre trois ans avant de ne plus écrire Hull pour pas mêler le facteur. Mais là, les libéraux ont passé une loi qui permet à Gatineau de redevenir Hull, mais je sais pas s'il va falloir attendre encore trois ans avant de pouvoir l'écrire ou si quand les trois premières années vont être finies, il va falloir écrire Gatineau durant trois ans, et après écrire Hull. À moins que le PQ soit revenu au pouvoir et que là, on ait refusionné avec Gatineau, ce qui ferait qu'on devrait écrire Gatineau pendant trois ans...
-Je pense que moi partir, avoir mal de tête...
-Pourtant, c'est simple : Ma ville, c'est Hull, mon pays, c'est le Québec. Mais si t'aimes mieux, ma ville c'est Gatineau, pis mon pays, c'est le Canada.
-OK, là, je comprends!
-Y était temps seigneur. En tout cas, ça été ben l'fun de jaser avec toi, pis si jamais tu viens dans mon coin, tu viendras me voir...
-OK. Mais tu vas être où? À Hull au Québec... ou à Gatineau au Canada?
-Ah! Pis laisse donc faire.
Écrit à
9:52 a.m.
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24 novembre 2005
Le prêtre et le politicien
On fêtait le 25e anniversaire du Père Gauthier par un souper d'adieu de sa paroisse.
Un politicien, membre du comité, fut invité pour donner un bref discours.
Comme il tardait à arriver, le prêtre décida d'énoncer quelques paroles pour passer le temps.
« Ma première impression de ma paroisse je l'ai eue avec la première confession que j'ai eu à écouter. J'ai tout de suite pensé que l'évêque m'avait envoyé dans un lieu terrible alors que la première personne me confessa qu'elle avait volé un téléviseur, qu'elle avait volé de l'argent à son père, qu'elle avait aussi volé l'entreprise pour laquelle elle travaillait en plus de tenir des relations sexuelles avec l'épouse de son supérieur. Aussi, à l'occasion, il s'adonnait au trafic de stupéfiants. Et pour terminer, il me confessa qu'il avait transmis une maladie vénérienne à sa propre soeur. J'étais atterré, apeuré, mais avec le temps, je connus plus de gens et je m'aperçus que tous n'étaient pas ainsi. J'ai vu une paroisse remplie de gens responsables, avec de bonnes valeurs, croyant en la foi. Et c'est pourquoi j'ai vécu les 25 années les plus merveilleuses de mon sacerdoce. »
Au même moment arriva le politicien, qui alors prit la parole. Bien sûr, il s'excusa de son retard et commença son élocution : « Jamais je n'oublierai le premier jour de l'arrivée du Père dans notre paroisse. En fait, j'ai eu l'honneur d'être le premier à me confesser à lui! »
Morale: N'arrivez jamais en retard!
Écrit à
9:51 a.m.
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23 novembre 2005
Il neige dehors...
L'hiver. L'hiver. Je n'aime pas vraiment l'hiver. Il fait froid. Quand on veut aller dehors, il faut prendre le temps de s'habiller. Quand on veut prendre la voiture, il faut la déneiger, être prudent parce que c'est glissant. L'hiver c'est beau, quand on est en-dedans. Mais l'hiver, il y a le ski, j'aime le ski. C'est vrai, l'hiver amène quelques moments de bonheur. Des moments comme faire l'ange dans la neige. C'est confortable la neige, mais avec une salopette. Et les flocons, les gros flocons qui tombent doucement, c'est beau. Oui, mais il n'en tombe pas tous les jours. Finalement, peut-être que j'aime l'hiver, quelques jours durant la saison.
Durant l'hiver, il y a Noël. La fête à Jésus. Jésus notre sauveur. Jésus qui a reçu une patate par un roi mage à sa naissance et que pour se remémorer l'événement, on se donne le dernier CD de Céline Dion. Je suis athée. Je n'aime pas Céline. Quand même, ormis l'aspect commercial de Noël, j'aime bien cette fête: ça sent les vacances, les réjouissances. Et puis, ma mère est heureuse pendant cette période, en fait, je ne dis pas qu'elle ne l'est pas le reste de l'année, seulement qu'une joie supplémentaire émane d'elle. Noël, c'est ma mère qui sourit.
Voilà, je vais aller mettre mon manteau, écharpe, mitaines et aller déneiger ma voiture.
P.S. éducatif: Saviez-vous que dans plusieurs pays francophones, notamment la France, le mot "mitaines" désigne en fait des gants avec les doigts coupés? Mais bon, au Canada, mitaine et moufle, c'est pas mal synonyme.
Écrit à
1:30 p.m.
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21 novembre 2005
Mon bonheur
Il y a longtemps que je n'ai rien composé de poétique. Les trois ou quatre poèmes que j'ai mis sont plutôt vieux (la date de publication ne correspond pas du tout à la date d'écriture). Disons que ma vie allait, elle suivait son court, sans rien qui ne venait la chambouler véritablement. Sans rien qui ne venait m'inspirer à écrire, sans rien que je n'avais réellement besoin d'exprimer. Des sentiments qui me broyent les trippes, un bonheur à partager, une faute à expier, une peine à évacuer, bref des mots à saveur émotive, j'en avais, mais sans ressentir ce besoin de les mettre par écrit. Laisser libre court à mon imagination, que ce soit par la métaphore sentimentale ou le lyrisme explicite, "nada". Peut-être avais-je perdu l'intérêt pour cette forme d'exutoire simplement.
Une rupture récente aurait pu m'inspirer, mais non. Certes, ce fût un événement triste, mais qu'on voyait venir à 100 miles à l'heure des deux côtés. Une séparation pour le mieux, un cul-de-sac qu'on a préféré ne pas visiter. Des souvenirs, oui, mais un avenir avant tout. Je lui souhaite donc du bonheur, le plus honnêtement du monde, un bonheur sans tracas. Un bonheur comme je me le souhaite.
La page est tournée et j'ai remis à l'avant-plan dans ma vie mes amis et ma famille. Oh, des amis, j'en ai peu, mais je ne pourrais pas en avoir de meilleurs. Et puis je vie, et j'ai bien l'impression que le bonheur est là, à m'attendre, attendre que je sois prêt à le cueillir, après l'avoir cultivé doucement, en toute sincérité, une fois pour toute. Peut-être j'extrapole trop, peut-être ai-je tort de croire en ce bonheur si tôt. Peut-être, peut-être, mais je m'en fou. Je le sens proche, et tant qu'il se tiendra près de moi, je ne le repousserai pas. Même s'il ne vient pas, qu'il attende encore longtemps, tant qu'il restera près de moi, je le chérirai, le désirerai. Je n'ai pas envie de maudir la vie, de fraterniser avec le malheur. Peut-être est-ce dû à une récente rencontre, possible. Mais c'est ça la vie: des événements qui viennent changer notre vision de la réalité, qui bouleversent le dogme de nos croyances. Ok le changement n'est pas si radical dans mon cas. Mais même si ce n'est que pour me rappeler que le bonheur, ce n'est pas un compromis émotif, mais un état à part entière et que je peux y croire, alors j'y croirai le plus longtemps possible.
Écrit à
6:51 p.m.
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20 novembre 2005
Actualités primaires
Primaire: S'applique à toute chose concernant Primeau.
Résultat du pari J-F c. Mat: Nul. Je n'ai pas suffisamment fini ma définition de projet il paraît. Conséquence: Nous avons chacun payé notre billet d'entrée pour Anik Jean. Malgré tout, on a quand même eu droit à notre souper fondu qu'on attendait avec autant d'impatience qu'une marmotte qui attend le printemps.
Spectacle Anik Jean: TELLEMENT PERSONNE! Moi qui croyait y voir foule. Peu de monde, peu d'ambiance. Bonne musique tout de même. J'ai été surpris de l'entendre faire une chanson qui semblait être des Stone Temple Pilots. "Sex Type Thing" pour autant que je sache.
Fin de semaine: Agréable samedi soir, tout comme le dimanche au Salon du livre (j'ai même fait dédicacer un de mes livres de Patrick Senécal, yé!). Je ne peux que dire: merci Julie.
Novembre s'annonçait bien. Novembre aura bien été. Ce n'est pas encore fini, certes, mais j'ose espérer qu'il finira dans cette voie positive.
La Vie n’est pas qu’une salope
Et si le Feu rôde à ses côtés
En d’dans, dehors, dans la nuit, au matin peu importe
N’oublie jamais la beauté [Yann Perreau]
Écrit à
11:04 p.m.
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17 novembre 2005
14 novembre 2005
12 novembre 2005
Semaine en musique et en humour
Mercredi: Hommage à Coldplay. Le groupe était excellent et la voix du chanteur faisait honneur à celle de Chris Martin. L'attitude du band était bien sympathique également.
Jeudi: ComiqueFest. Festival d'humour hardcore. Un spectacle d'environ quatre heures (ça commençait à 20h30 et me semble qu'on est sorti vers 00h15) avec Maxime Leblanc, Maxime Martin, Christopher Williams, Mike Ward, les Machines de l'Humour et Jean-François Mercier. Tout cela avec des prestations musicales par Alcoholica (groupe hommage à Metallica) entre les numéros des humoristes. Un spectacle plutôt corrosif, un mélange explosif. S'il y a une seconde édition l'année prochaine, je suis partant.
Écrit à
2:08 a.m.
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8 novembre 2005
Et puis...
Et puis quoi? Et puis toi! Et puis moi, et puis c'est tout.
Qui dort dîne, mais qui dîne dort-il ? Un cauchemar en dormant, est-ce un dîner trop salé ?
Rendre à César ce qui appartient à César: vinaigrette et croûtons. Une chance que le Père Noël est généreux, il nous reste la Iceberg.
Il fallait que je me change les idées. Voilà, je les ai rhabillées.
Écrit à
4:49 p.m.
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